Le sport a toujours accompagné ta vie. Peux-tu en quelques mots, nous résumer ton parcours et nous dire ce qui t'a conduit au football.
Bernard Arnaudon : Ce qui m’a conduit au football est très simple, il n’y avait que ça à Charolles… Pour ce qui est du sport en général, je suppose que, comme pour beaucoup, c’est un subtil mélange entre les rencontres faites à l’école puis au lycée et un goût et des aptitudes que je devais avoir en moi.
Le premier à me faire découvrir le foot a été un copain de classe passionné qui est, aujourd’hui, président d’un bon club de volley, le deuxième, mon maître, mon guide, mon prof de gym au lycée, collègue de travail à la fin de sa vie et qui est devenu mon Ami. Deux rencontres déterminantes dans ma vie, parmi tant d’autres……Je devais être fait pour travailler en équipe et dans le foot, le rugby, chez les sapeurs-pompiers et même dans mon travail d’enseignant je n’ai fait que ça…..quelle chance !
A quel poste évoluais-tu comme joueur et quels souvenirs en gardes tu?
B.A : J’ai joué plus de quinze ans en N°9 après un très court passage au poste 2 pour ce qui est du foot et en 10 puis en 15 au rugby. De ce poste d’avant centre et du club de Charolles, je ne garde que de bons souvenirs. Tous mes amis actuels ou presque datent de cette époque.
Que penses-tu de l'évolution du jeu de niveau amateur depuis une quinzaine d'années?
B.A : Je crois que le niveau technique moyen des joueurs de district actuels est supérieur au niveau moyen des joueurs de mon époque. Cela est vrai, aussi, pour ce qui est de la tactique collective et de la compréhension globale du jeu. La raison est sans nul doute la formation des gamins au niveau des clubs et la formation des éducateurs par le district. La télévision a, sans doute aussi, joué un rôle (plus discutable).
Par contre, le niveau physique n’est pas meilleur et la combativité a baissé.
En revanche, le niveau des équipes n’a pas beaucoup bougé et pas autant qu’il aurait du en tout cas. La dispersion des bons joueurs dans tout un tas de petit club et aussi le manque de rigueur de certains joueurs qui sont trop sollicités par le monde extérieur (travail, loisirs, etc..) sont deux explications parmi d’autres……
Quelles sont, selon toi, les qualités pour être un entraîneur aujourd'hui?
B.A : Etre fou……………… non, c’est une question difficile.
Dans le désordre, on pourrait dire la passion du jeu, les compétences techniques, la patience, la détermination, la clairvoyance, la rigueur, la logique, la lucidité, le respect, l’amour des gens, et sûrement, aujourd’hui plus qu’hier, une bonne dose de psychologie…..et bien d’autres choses encore. En relisant ce que j’ai écrit, je me demande si je suis bien à ma place….
Pourquoi as-tu accepté de prendre la responsabilité sportive de l'ESPAC ? Aurais tu continué d'entraîner sans ce rapprochement ?
B.A : Je me le demande encore !
Sans aucun doute l’espoir de pouvoir créer un pôle « compétition » pour faire connaître, au plus grand nombre, les joies d’une « vrai » compétition sportive.
Si Charolles avait eu besoin de moi, sûrement que oui, mais sans le rapprochement y aurait-il encore eu une équipe ?
Quelle analyse portes-tu sur le début de saison de ton équipe ?
Quelles sont la plus grande satisfaction et la plus grande déception de ton début
de saison ?
B.A : Les résultats ne sont pas satisfaisants, le classement non plus. Point positif, nos adversaires semblent faire les mêmes erreurs que nous et nous sommes toujours dans la course.
Je suis satisfait du jeu que nous sommes capables de produire. C’est loin d’être parfait, mais c’est pas mal pour une 2è division de district. Je suis satisfait du nombre de buts marqués.
Je suis déçu car je n’ai pas réussi à convaincre un certain nombre de gars sur la nécessité absolue de travailler. Cela freine le groupe et risque de nous faire rater la saison.
D’autre part, ces comportements m’obligent à « rabacher » sans arrêt les mêmes choses et c’est lassant. Je n’aime pas du tout, non plus, ce que j’ai été obligé de faire à Melay.
De toute façon si j’ai l’impression d’être le seul à tenir un discours de travail et de rigueur alors que le groupe n’en veut pas, je prendrai mes responsabilités le moment venu.
Quels espoirs fondes-tu sur le groupe et sur les joueurs qui vont le rejoindre ?
B.A : Je crois qu’avec quelques aménagements, pourquoi pas l’arrivée de quelques joueurs, et beaucoup de travail, cette équipe peut réaliser de belles choses. Les objectifs évoqués au moment du rapprochement des deux clubs ne me semblent pas irréalisables.
Si tu avais un message à faire passer aujourd'hui quel serait - il ?
B.A : Pour vous les jeunes c’est maintenant que vous « construisez » vos souvenirs. Une carrière sportive est courte, le temps passe vite.
Participer, avec le même groupe, à une ou deux montées en division supérieure, voilà une expérience que vous garderez en mémoire longtemps.
Que penses-tu du site de l'ESPAC ?
B.A : C’est formidable. Bravo à celui ou à ceux qui en ont eu l’idée. Outil de liaison rapide et efficace, il faut absolument poursuivre ce travail et encourager tout le monde à s’en servir.